Politique France

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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 00:51
- Par Jean-Paul Reynaud

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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 23:23
- Par Jean-Paul Reynaud
Le nouveau président français, François Hollande, dans sa voiture, à Tulle le 11 mai 2012 Le nouveau président de la République François Hollande rendra hommage mardi après-midi à l'ancien ministre de l'Education de la IIIe République Jules Ferry et à Marie Curie, prix Nobel de physique et chimie, a-t-on appris vendredi auprès de son équipe et de proches.

A peine entré en fonction à l'Elysée, M. Hollande ira déposer une gerbe au pied de la statue de Jules Ferry, défenseur de l'école laïque au jardin des Tuileries. Il se rendra ensuite à l'Institut Curie pour rendre hommage à Marie Curie, a-t-on précisé de mêmes sources.

Le nouveau chef de l'Etat entame ainsi son quinquennat par des gestes symboliques rendant visibles ses grandes priorités que sont "l'éducation", "la jeunesse" et "le respect de la laïcité".

A travers Marie Curie, il salue également la femme immigrée d'origine polonaise, qui réussit à incarner la recherche, le progrès et la science science.

Prix Nobel de physique en 1903, avec son mari Pierre, puis prix Nobel de chimie en 1911, Marie Curie est la première femme à être entrée au Panthéon en 1995.

François Hollande a préféré lui rendre hommage à l'Institut Marie Curie pour ne pas mettre ses pas dans ceux de François Mitterrand qui en 1981 avait inauguré son septennat en allant se recueillir, dans ce temple des grandes figures du pays, une rose à la main qu'il avait déposée sur le cercueil de Jean Moulin.


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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 23:38
- Par Jean-Paul Reynaud
Francois Hollande à la BNF le 10 mai 2012.
Francois Hollande à la BNF le 10 mai 2012. 

 

François Hollande a rendu hommage à François Mitterrand ce jeudi, jour anniversaire de sa première élection à l’Elysée il y a 31 ans, en visitant la Bibliothèque Nationale de France qui porte le nom du défunt chef de l’Etat, au côté de sa fille Mazarine Pingeot.

Le président élu était accompagné de Lionel Jospin, Anne Lauvergeon qui fut la sherpa de François Mitterrand, du mécène Pierre Bergé, et de deux députés socialistes : Aurélie Filippetti (Moselle), dont le nom est cité parmi les ministrables, et Jean-Marie Le Guen, élu du XIIIe arrondissement, où se trouve la BNF.

François Hollande a déposé, au pied de la plaque commémorant l’inauguration de cet immense bâtiment parisien, une rose rouge à longue tige, et Mazarine Pingeot en a fait autant.

Cette plaque rappelle : «François Mitterrand, président de la République, a inauguré la Bibliothèque nationale de France le 30 mars 1995», soit deux mois avant qu’il ne quitte le pouvoir.

Guidé par le président de l'établissement Bruno Racine, François Hollande a ensuite admiré les immenses globes de Coronelli -un céleste et un terrestre- faits au XVIIe siècle pour Louis XIV. Le président élu y a immédiatement repéré la «Nouvelle-Hollande», nom donné alors à l’Australie.

Mazarine Pingeot s’est dit très émue «de ce geste symbolique, en ce jour anniversaire. Ca fait un lien entre les deux présidents. Le lieu choisi, la bibliothèque, ça me touche», a ajouté la romancière. «Il y a une sorte de conjonction», a-t-elle observé à propos des deux François.

Le président élu a pris un bain de foule parmi les lecteurs encore présents à cette heure tardive et s’est fait interpeller par un syndicaliste qui a réclamé des moyens supplémentaires.

Comme on lui demandait s’il voulait être un constructeur, comme le fut le premier président socialiste de la Ve République, il a relevé que les temps avaient changé : «Un grand projet n’est pas nécessairement une construction, mais une grande ambition».

Il a voulu, «plus qu’un discours à prononcer», saluer par cette visite «une grande date politique, produit des événements et des réalisations, des créations, des équipements à dimension internationale comme la Très Grande Bibliothèque».

«Parler de François Mitterrand, j’aurais pu le faire sur son parcours politique, ce qui l’avait conduit à la victoire le 10 mai, mais je voulais aussi parler de ce qui est, à mes yeux, le rôle d’un président de la Ve République, pour un homme de gauche, de donner à la culture toute sa place», a-t-il dit.

Cette visite était un de ses premiers gestes de président élu.

Sise en bord de Seine, la Bibliothèque, ouverte en 1996, accueille environ 2 500 lecteurs par jour et 900 000 visiteurs par an.


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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 06:03
- Par Jean-Paul Reynaud

popol.jpgEn ce jeudi 10 mai 2012 je me souviens de ce soir du dimanche 10 mai 1981 (p.... 31 ans déjà !) où avec mes camarades de l'Ecole d'ingénieurs où je finissais ma première année, nous avons explosé de joie devant l'écran de télévision du foyer des élèves. Explosion de joie générale de toute cette jeunesse de 20 ans dont c'était le premier vote pour les élections présidentielles. La joie de l'espoir quand le visage de François Mitterrrand s'est inscrit sur l'écran.

 

Comme en 1981, ce 6 mai 2012 les moins de 25 ans ont largement placé en tête (à plus de 60 %) le candidat socialiste François Hollande... En 31 ans rien ne semble donc avoir changé, les présidents de droite désespèrent les jeunes, la gauche lui redonne des perspectives et de l'espoir...

 

Cet espoir François Hollande et nous les "vieux" militants de gauche nous ne devons pas le décevoir.

François Hollande a placé la Jeunesse (avec la justice) en tête de ses priorités.

 

Pour cette jeunesse, pour nos enfants, pour nos petits enfants, nous devons donner à François Hollande les moyens de cette ambition.

 

Les 10 et 17 juin 2012 nous devons lui donner une vraie majorité pour ne pas les décevoir.

 

Jean-Paul REYNAUD


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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 19:46
- Par Jean-Paul Reynaud
Les sympathisants de François Hollande sont massés place de la Bastille à Paris depuis la fin de journée, le 6 mai 2012
58% des employés et 68% des ouvriers ont voté François Hollande, dimanche à la présidentielle. Le discours anti-élite de Sarkozy n'a pas fonctionné.
Par FRANÇOIS WENZ-DUMAS

 

Trente ans: c’est le temps qu’il aura fallu à la gauche pour renouer avec ses fondamentaux. En 1981, François Mitterrand avait été élu comme candidat de la classe ouvrière et des jeunes, face à un Valéry Giscard d’Estaing associé aux diamants de Bokassa, qui tentait de faire peuple en jouant de l’accordéon dans les bals du troisième âge. Puis l’image de la gauche s’est brouillée.

D’abord par Jacques Chirac et sa «fracture sociale» de 1995. Puis puis par Nicolas Sarkozy qui se posait en 2007 en champion d’un peuple aspirant à «travailler plus pour gagner plus» face à une gauche «boboïsée» alliée aux bataillons de fonctionnaires arc-boutés sur leurs privilèges. Jusqu’à la fable du 1er mai, où Nicolas Sarkozy prétendait incarner une droite populaire défendant le «vrai travail» contre une gauche des élites et des assistés.

Notre sondage post-électoral réalisé par Viavoice pour Libération (1) remet les pendules à l’heure. «C’est l’échec de la tentative de Nicolas Sarkozy de fédérer les Français les plus modestes contre les élites», souligne François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice. Révélateur: quand on interroge les Français sur les raisons du vote sanction contre Sarkozy, la première réponse est «il est le président des riches» (53%). Et s’il a été battu, la crise n’y est pour rien : «il ne peut s’en prendre qu’à lui-même», répond une majorité de personnes interrogées (53%).

Ce sont les jeunes, les ouvriers et les employés, tous ceux qui trouvent que «la vie est dure» pour eux et qui ne se sentent pas «pris en compte dans la société actuelle», qui ont très majoritairement voté pour François Hollande. Les «cadres et professions intellectuelles» aussi, objectera-t-on, et c’est cette alliance qui peut expliquer la victoire du candidat socialiste. Mais pour la première fois depuis longtemps, la gauche redevient majoritaire dans les couches populaires: 58% des employés et 68% des ouvriers ont voté Hollande.

Les 52% de Sarkozy chez les retraités ne suffisent pas à inverser le résultat. De même que le vote à 60% des 65 ans et plus pour le candidat sortant ne parvient pas à compenser les 60% de moins de 25 ans qui ont voté pour Hollande, qui fait aussi le plein (56%) dans le cœur de cible de la population active que sont les 35-49 ans.

On avait noté au premier tour que Marine Le Pen avait su capter une part non négligeable de l’électorat ouvrier (qui a voté pour elle à 28%), et obtenait son meilleur score chez les 25-34 ans. Au second tour, ces deux catégories ont soit rejoint Hollande, soit gonflé le chiffres des abstentionnistes (32% chez les ouvriers contre 19,7% pour l’ensemble de l’électorat).

Si Nicolas Sarkozy a vu se reporter sur lui les voix de 54% des électeurs de Marine Le Pen, cela n’a pas modifié la structure de son électorat, plus âgé que celui de François Hollande et centré sur la classe moyenne et les retraités. Et le fait que les électeurs de François Bayrou se soient finalement et en dépit du choix personnel de leur candidat, reportés davantage pour Sarkozy (44%) que pour Hollande (38%), n’a fait que conforter le profil «droite traditionnelle» de l’électorat du Président sortant.

«Le problème de Nicolas Sarkozy, ce que les Français lui reprochent, c’est sa façon d’être et de faire. Il n’a pas su porter sa fonction au-dessus de sa personne», souligne le politologue Stéphane Rozès, président de CAP (Conseil, analyses, perspectives), «et du coup il n’a pas réussi à rendre crédible la posture de défenseur du peuple contre les élites qu’il avait adoptée depuis 2007.»

Peut-on pour autant parler d’un «vote de classe» pour Hollande contre Sarkozy ? Plus simplement que «le chef de l’Etat sortant a été délégitimé sur le terrain social au moment où la question sociale se faisait plus pressante dans la société française», note François Miquet-Marty. Qui ajoute: «c’est ce qui s’appelle être à rebours de l’histoire.»

(1) les 6 et 7 mai par téléphone auprès de 1507 personnes.


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