Je critique souvent ici la dynastie Dugoin quand ses actes, ses
paroles ou ses écrits me paraissent donner une piètre image des professionnels de la politique locale.
J'ai d'autant moins de scrupule aujourd'hui de saluer - une fois n'est pas coutûme - une récente prise de position de monsieur Jean-Philippe Dugoin sur son blog personnel, dont je suis un lecteur régulier.
Dans un article plein d'humour et de bon sens intitulé "Sarkozy je te vois", M.
Dugoin fils revient sur ce cri poussé le 27 février dernier gare St-Charles à Marseille alors que des policiers étaient en train de procéder à des contrôles d’identité, contrôle qui a
valu à un professeur de philosophie de se retrouver convoqué devant un tribunal de police pour “tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d’autrui”.
Jean-Philippe Dugoin considère que "cet homme qui est jugé n’a pas insulté la Président. Il n’a gêné personne par le bruit qu’il a fait. Il a simplement fait preuve d’une certaine forme d’humour, que certains pourraient qualifier de militant, d’autre de mauvais goût. Etre jugé pour les faits qui lui sont reprochés relève à mon sens du délit d’opinion, ce que je ne trouve pas acceptable."
Cette prise de position relève du bon sens et d'une certaine "modernité" de pensée assez rare au sein de l'UMP. Je ne peux que saluer ces propos.
Hélas tout le monde dans la droite locale ne semble pas sur la même longueur d'ondes, si j'en crois un commentaire laissé sur cet article par notre adjoint au maire en charge de la sécurité dont
voici un extrait : "Je trouve choquant qu’un individu n’ayant strictement rien à voir avec ce qui se passe, interpelle nos serviteurs de l’état en
les comparant, les assimilant à notre Président de la République. Cet individu savait ce qu’il faisait et possédait toute sa tête.
Même si les paroles prononcées ne sont certes pas des insultes, il y a là une indéniable provocation que la justice Française doit relever".
Jean-Paul REYNAUD
Une provocation verbale contre l'Etat avec trente-deux majuscules, mérite bien une sanction exemplaire... Pauvre France dont les valeurs se perdent dans le régime protofasciste dans lequel nous sommes désormais