A la veille
des élections régionales qui se dérouleront en mars 2010, l’UMP semble découvrir les difficultés des franciliens qui sont amené à prendre le RER, notamment ceux habitant en grande couronne.
Plusieurs élus de l'UMP de l'Essonne appellent sur leurs blogs à signer des pétitions et à manifester ce mercredi 9 décembre devant le siège du Syndicat des Transports d'Ile de France (le STIF)
qu'ils rendent responsables de la situation !
De qui se moquent-ils ?
Depuis de nombreuses années les usagers essonniens des lignes C et D sont touchés quasi quotidiennement par des dysfonctionnements sérieux.
L’Etat et les gouvernements de Messieurs Raffarin (mai 2002 – mai 2005) et de Villepin (mai 2005 – mai 2007) en
sont les premiers responsables puisque les transports en Ile-de-France relevaient totalement de leurs responsabilités jusqu’en 2006. Encore aujourd'hui l'Etat toujours gouverné par
l'UMP que je sache a la tutelle de Réseaux Ferrés de France (RFF), la RATP et la SNCF.
Malgré les investissements du contrat de plan Etat-Région (27 mai 2008) notamment à travers le plan « D
maintenant », ni RFF, ni le STIF, ni la SNCF n’ont vraiment pris en compte les problèmes de ces lignes de RER.
Le Conseil général socialiste de l’Essonne représenté depuis mi-2006 au sein du comité d’administration du STIF déploie beaucoup d'énergie pour défendre les transports en commun en Essonne, notamment les lignes B, C et D du RER.
Le Conseil général a réclamé des mesures concrètes, par sa motion du 2 février 2009 réitérées par la table ronde RER C du 13 février 2009.
Mais RFF, le STIF et la SNCF refusent toujours aujourd'hui de participer au financement des schémas
directeurs des lignes C et D du RER, C’est pourquoi le Conseil général de l’Essonne a réclamé à l’Etat sa part des financements du plan de mobilisation de la région Ile de France concernant :
- le schéma directeur de la ligne C,
- des financements supplémentaires pour la ligne D du RER,
- des financements complémentaires pour le Tram-Train Massy-Evry.
Le Conseil général de l’Essonne, à juste titre, demeure opposé à toute modification des schémas directeurs des lignes B, C et D du RER en Essonne qui aboutirait à une dégradation des
conditions de trajets pour les usagers et un allongement des temps de parcours pour rejoindre Paris.
Il ne faut pas non plus négliger les efforts de la Région Ile-de-France en ce domaine. En 1998, à l’arrivée de
la gauche pour présider la région, les crédits de paiement alloués aux transports collectifs s’élevait à 337 millions d’Euros. En 2009 le montant de ces crédits s’élève à 950,3 millions
d’Euros soit une augmentation de près de 200% par rapport à 1998 !
La campagne des élections régionales de mars prochain semble réveiller soudain l’UMP essonnienne qui occulte
toutefois ses propres responsabilités ! Car les dégradations ne datent pas d’hier ! Si la ligne RER D a dû être coupée en 2 (terminus désormais à Châtelet les Halles pour les trains
desservant le sud de Corbeil) c’est pour répondre aux difficultés d’une ligne beaucoup trop longue : Malesherbes – Orry, première ligne de RER par sa longueur avec 197 km et la ligne SNCF
d’Île-de-France la plus fréquentée avec jusqu’à 550 000 voyageurs et 440 trains par jour ouvrable, traversant trois régions du Loiret à l’Oise !
Messieurs (et mesdames) de l'UMP, dont la plupart d'entre-vous ne prennent d'ailleurs même pas les transports en commun, un peu de pudeur s'il-vous-plaît !
Pourquoi n'utilisez-vous pas votre énergie, conjointement avec celle des élus de gauche qui président encore aujourd'hui aux destinés de la Région et de notre département, pour faire front commun
contre un Etat qui ne tient pas ses engagements et pénalise de fait les usagers essonniens ?
Vos manoeuvres électoralistes ne tromperont personne !
Jean-Paul Reynaud
(Largement inspiré d'un excellent article trouvé sur le blog "Boutigny Autrement").


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